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Date de création : 16.07.2012
Dernière mise à jour : 04.01.2026
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LA RIVIERE ROUGE (1948) : ET HAWKS TRANSCENDA LE WESTERN

LA RIVIERE ROUGE (1948) : ET HAWKS TRANSCENDA LE WESTERN

Quand il tourne Red River durant le second semestre 1946 (le film ne sortit que deux ans plus tard), Howard Hawks n'est pas encore le touche à tout de génie qu'il deviendra complètement au terme des années 40 et 50. Il aborde à peine le western, un univers dans lequel il donnera la pleine mesure de son talent avec Rio Bravo quelques années plus tard, en dirigeant derechef John Wayne. On comprend mieux aujourd'hui l'aura de ce dernier en mesurant à quel point il dominait le genre en tournant alternativement avec les plus grands metteurs en scène hollywoodiens (Anthony Mann excepté, hélas serait on tenté d'ajouter). Outre son charisme évident et sa stature de colosse, Wayne aura su, à compter de Stagecoach, s'éloigner définitivement de la série B en même temps que le genre va progressivement gagner ses lettres de noblesse. Du reste, quand défile le générique de Red River, on se demande s'il ne s'agit pas d'un film de John Ford.

Figurent ainsi à l'écran les noms de Joanne Dru que Ford convoquera dès l'année suivante pour She wore a yellow ribbon (où elle retrouve John Wayne) puis Wagon Master, d'Harry Carey et de son fils (décécé à 91 ans fin 2012), de Walter Brennan (qui est davantage un fidèle de Hawks mais qu'on ne peut oublier en adversaire de Fonda dans My Darling Clementine), de Paul Fix et même de John Ireland (également présent dans My Darling Clementine). Le film débute sur un ton gentiment mélo lorsque Wayne quitte un convoi de pionniers, décidé à tenter sa chance vers le Texas flanqué de Walter Brennan. Il fait alors ses adieux à Coleen Gray (a priori seule rescapée de la distribution, toujours en vie à 90 ans), une demoiselle qui semble très éprise de lui mais qu'il refuse d'emmener vers des contrées hostiles, malgré leurs sentiments partagés. Wayne paraît assez peu à l'aise avec ces scènes romantiques, alternativement tournées en extérieur et en studios pour les gros plans et presque satisfait de reprendre la route entre hommes alors que la belle demeure derrière lui éplorée. Mais bien lui en a pris semble t'il car leur périple s'avère rapidement mouvementé et dangereux quand nuitamment des indiens attaquent leur campement. Même si Wayne et Brennan étaient sur le qui vive, le raid est soudain. Une flèche enflammée vient embraser la toile de leur chariot, jetant un éclat particulier sur les assaillants qui se ruent un par un en direction des deux compères. La scène, tournée en studios, est assez singulière et originale car elle rappelle l'exotisme brutal de certains Tarzan avec Johnny Weismuller. Elle relève presque d'une forme d'onirisme quand l'indien se rue sur Wayne, faisant figure de sauvage surgit d'un cauchemar. L'animalité de l'agresseur est soulignée par sa tenue, simple pagne rappelant précisément Tarzan. Et dans le combat au corps à corps qui oppose ce dernier à Wayne dans une rivière, c'est le couteau de Brennan lancé judicieusement à Wayne qui va arbitrer les débats, à ceci près qu'ici c'est le bon occidental qui triomphe du méchant autochtone, contrairement aux métrages exotiques de la MGM.

Méchant au point de s'en prendre à la femme que Wayne aime puisque le cadavre de l'indien remonte à la surface instantanément pour laisser voir à son poignet un bijou de famille que Wayne avait offert à Coleen Gray en lui faisant ses adieux. Un arrêt sur image permet à cet instant de lire dans le regard perdu de Wayne toute l'émotion qui saisit son personnage, toute sa détresse et son desespoir, prouvant si besoin en était que Wayne n'était pas qu'une silhouette de grand escogriffe capable de tenir un six coups mais bien un remarquable acteur de composition. Avec une économie de dialogues entre Brennan et Wayne, tout est dit de leurs regrets d'avoir choisi de ne pas emmener Gray avec eux. Le montage resserré nous fait passer prestement de cette nuit tragique à une aube ensoleillée, la voix de Brennan, narrateur de l'épopée, poursuivant le récit en introduisant le personnage de Montgomery Clift adolescent, rescapé d'un raid indien avec sa vache. Tendus, les premiers échanges entre l'aîné et son cadet donnent le ton de la suite du récit. Quand les trois hommes arrivent au Texas, on les voit s'arrêter pour admirer la vue et décider de s'établir sur une terre dont Wayne proclame qu'elle est sienne, par sa seule volonté d'y établir son ranch et d'y faire prospérer son futur élevage bovin. Le droit qu'il s'arroge, en parfaite négation de ceux des indiens, est emblématique de la Conquête de l'Ouest et plus encore de la fondation de l'Etat texan. Il n'y a d'autre loi que celle de l'homme blanc, considéré comme un pionnier et donc légitime à faire sien ce territoire réputé vierge. Et Wayne d'ajouter « qu'un jour il y aura des boeufs partout et ils seront marqués pour qu'on sache qu'ils sont à moi ». C'en est fini de la liberté de circulation des personnes et des biens telle que les indiens la concevaient, ne prélevant sur la nature que le minimum vital dont ils avaient besoin. L'ère de la propriété individuelle et du capitalisme sauvage débutent : premier arrivé, premier servi. Et là, surprise. Ce ne sont pas les indiens qui revendiquent la terre mais deux cavaliers mexicains surgissant de nulle part, au nom d'un riche propriétaire mexicain. Ils viennent avertir le trio qu'ils sont les bienvenus un jour ou deux sur l'exploitation de leur patron qui se contente de posséder les terres sans y faire paitre le moindre troupeau ou cultiver celles-ci. La réaction de Brennan est amusante puisqu'il rétorque que cela fait de toute manière trop de terres pour un seul homme. Heureusement que le trust qu'il dénonce est d'origine mexicaine, pour un peu son discours passerait pour du gauchisme forcené car le partage des terres ne sera pas vraiment la solution kolkhozienne mise en pratique par les propriétaires terriens texans !

 

Wayne est beaucoup plus pragmatique, voire cynique. Il affirme que si le mexicain détient ces terres (par don du roi d'Espagne précise son représentant) c'est qu'il les a prises aux indiens. Eh bien lui, Wayne, va les reprendre au mexicain parce que de ce côté ci du Rio Grande, au nord du fleuve, ce sera désormais sa terre. Libre à eux de ne pas accepter et de lui déclarer la guerre. Sans autre forme de procès, Wayne et l'émissaire en viennent au gunfight et ce dernier se retrouve au sol, touché mortellement par Wayne qui symboliquement offre le colt du mort au jeune Matt avant d'enterrer religieusement le perdant. Et c'est quasiment sur le cadavre de l'ennemi qu'ils vont marquer leurs deux premières bêtes et les lâcher dans la nature pour qu'elles fondent en l'espace de dix ans un troupeau immense. Avec un sens de l'ellipse qui exhorte au passage le sens du travail et de l'effort, Hawks nous projette quinze ans plus tard. La guerre de Sécession a fait s'effondrer le prix du bétail au Sud et nos trois compères doivent prendre la décision d'aller vendre celui-ci 10.000 kms plus au Nord, ouvrant, c'est un fait historique, la fameuse piste de Chisholm. Au détour d'une scène divertissante où Brennan plaisante à propos de son dentier, on découvre Monty Clift dans son premier grand rôle. L'adolescent de la première partie a grandi et muri sur le front de la guerre de Sécession, il est aussi devenu plus preste que son mentor quand il s'agit de dégainer. La relation filiale qu'il entretient avec Wayne et Brennan qui l'ont recueilli et élevé va tourner au conflit de générations. Car Wayne est devenu omnipotent dans la contrée, au point de marquer tout le bétail qui passe à sa portée, y compris celui de ses voisins. Ce qui permet à Clift de lui balancer cette réplique éminemment symbolique : « tu marqueras tout le Texas, sauf moi ». Une source de problèmes qui se traduit immédiatement par l'arrivée d'un voisin dont il vient de marquer le bétail à son profit. A cet égard, on notera que la mise en scène fait sienne un opportunisme de situations assez exacerbé. Il suffit que soit évoquée la survenance prochaine d'un événement potentiellement conflictuel pour qu'il se produise dans la scène qui suit. Indiens, mexicains et voisins se matérialisent ainsi comme pour illustrer l'adage selon lequel « il suffit qu'on parle du loup... ». Le dynamisme que le procédé induit d'un point de vue narratif fait qu'il se passe donc sans cesse quelque chose de nouveau au niveau de l'intrigue, tout acte autoritaire de Wayne se traduisant factuellement par une réaction de son environnement. Mais là, sagement, un pacte est conclu sur l'autel du dieu dollar : le voisin accepte que Wayne aille vendre son bétail contre rétribution. On peut visiblement s'entendre entre texans, mais pas avec les mexicains ou les indiens ! Hawks en profite au passage pour introduire un nouveau mâle au sein du trio. Alors que Clift manifeste des velleités d'indépendance et semble vouloir sortir de l'ombre tutélaire de Wayne, un pistolero appointé par le voisin décide de se rallier à Wayne, manifestement séduit par son autorité. Le nouveau venu est campé par John Ireland qui s'empresse de croiser le fer verbalement avec Clift, se posant d'emblée comme un héritier putatif de Wayne. Le combat de coqs entre Clift et Ireland fera beaucoup jaser par la suite. La scène où ils comparent leur arme respective – substitut phallique par excellence - est devenue d'autant plus allusive et légendaire qu'on sait à présent que Ireland était connu à Hollywood pour être... une pointure de ce point de vue là. Sans parler de l'homosexualité de Clift. L'ambivalence de leur relation (on les verra cheminer de front par la suite et voler au secours l'un de l'autre) est allusive et jamais explicite mais les récits de l'époque témoignent de la faculté des cowboys, à l'instar des marins, à savoir palier l'absence de femmes avec les moyens du bord... ou de la plaine. A l'instar de la série Rawhide, la suite s'apparente à la description de la vie d'une équipe de cowboys convoyant leur bétail à travers une nature hostile. La tension monte entre les hommes. Les éléments s'en mêlent et l'autorité de Wayne est peu à peu contestée, sa violence radicale se heurtant à l'autorité naissante et conciliatrice de Clift, celle d'un héritier de la couronne qui attend patiemment son heure. Mais ils se retrouvent côte à côte, presque instinctivement, quand une fronde éclate et que trois employés refusent d'aller plus loin. Le différent se règle par le langage du plomb et les mutinés en sont quittes pour finir enterrés sur place. Et si Clift s'est rallié à Wayne, il se fait fort de lui dire ensuite qu'il n'approuve pas ses méthodes. Loin des héros polissés qu'il campera par la suite, Tom Dunson tel que Wayne l'interprète est un personnage tourmenté qui ne s'est en fait jamais remis de son idylle initiale tragiquement conclue.

Il a vieilli en solitaire, rude avec les autres comme avec lui-même, impitoyable meneur d'hommes comme de bêtes à cornes. Il est injuste (même envers son vieil acolyte Brennan), impétueux et somme toute assez antipathique d'autant qu'il trouve refuge dans l'alcool et n'en devient que plus aigri et bourru. Alternant les séquences dialoguées intimistes et les morceaux de bravoure, Hawks ne sacrifie pas pour autant le spectacle à sa peinture psychologique en nous offrant notamment un grandiose passage de la Red River en forme d'hommage aux ranchers capable de surmonter bien des épreuves pour gagner leur vie. La valeur du film repose dans cet équilibre entre la reconstitution du trajet des cowboys d'un point de vue purement physique et les portraits des personnages principaux que Hawks brosse magistralement; la somptueuse photographie de Russell Harlan sublimant en noir et blanc la plupart des plans. Ainsi, la scène où des déserteurs reviennent au camp pour être jugé péremptoirement par Wayne est elle composée avec un sens aigu de la mise en scène, assimilant Wayne à un roi. On est presque devant une image d'Epinal, celle de Saint Louis rendant la justice sous un chêne. Avachi au pied d'un chariot, bras écartés, une bouteille à la main, encadré par Clift et Brennan, Wayne prononce une sentence sans appel, s'adressant aux condamnés comme à l'assistance « je suis la loi. Vous êtes des voleurs ». Clift lui tourne symboliquement le dos pendant que les condamnés se permettent d'exprimer leur désaccord sur la façon dont l'expédition est conduite. Et quand Wayne lâche son verdict (« la corde »), s'en est trop pour Clift qui décide de lui faire face en refusant expressément que le lynchage ait lieu. Tout le monde recule soudain d'un pas tandis que la musique de Dimitri Tiomkin souligne l'intensité dramatique du moment. Mais contre toute attente, alors que Wayne s'apprête à dégainer, c'est Ireland qui arbitre le duel en blessant Wayne à la main. Non seulement il l'empêche de faire feu mais il le contraint, blessé, à subir l'humiliation suprême : Clift prend la tête de la mutinerie et destitue en quelque sorte le roi en décidant de prendre une autre direction. Le troupeau ira à Abilene puisque le Missouri est trop difficile à ralier. Wayne est déposé, démis de son autorité non seulement d'un point de vue symbolique mais également physiquement puisque Clift indique à la cantonnade qu'il restera là. Et quand Brennan par fidélité, tout en lui balançant qu'il a tort depuis des années, annonce qu'il va rester auprès de lui, Wayne le libère de ses obligations morales préférant demeurer seul désormais. Avant que la troupe ne s'ébranle, l'abandonnant à son sort, Wayne prévient Clift qu'il le retrouvera un jour et qu'il le tuera. Dès lors, le film prend une autre teinte, presque fantastique. Brennan et Clift l'évoquent telle une Némesis, un fantôme dont ils craignent le retour, sur lequel ils supputent, encore plus présent et plus menaçant maintenant qu'il n'est plus à l'écran. A peine le temps de cete évocation autour d'un café nocturne que déjà des indiens surgissent, envoyant Clift et Ireland voler au secours d'un convoi de pélerins. Clift protège et soigne très érotiquement Joanne Dru en délogeant une flèche fichée dans son épaule avant de sucer la plaie pour éviter, lui dit-il pour justifier son geste, un empoisonnement. De manière fugitive, on aperçoit Shelley Winters traverser l'écran lors d'une scène de bal célébrant la victoire sur les indiens pendant que Dru et Ireland puis Brennan échangent au sujet de Clift. Qui préfère se tenir à l'écart du campement, enveloppé dans une brume sur laquelle semble encore planer le fantôme de Wayne. Dans cet univers sauvage et violent, il faut à peine une journée mouvementée pour rapprocher Clift et Dru. Quand elle vient au devant de Clift, elle n'a qu'une idée en tête : lui déclarer sa flamme. Le coup de foudre se traduit par une scène audacieuse. Après avoir échangé débout des regards éloquents, on retrouve les deux amants installés au pied d'un rocher. Ils se confient l'un à l'autre comme s'ils venaient de faire l'amour et la pluie vient sublimer leurs baisers à gouttes mesurées. Mais tout comme Wayne des années plus tôt, Clift semble avoir d'autres priorités qu'une love story et repart vers Abilene. Le scénario empreint d'un certain fatalisme s'arrange pour que Wayne et la Posse qu'il a formé entre temps retrouvent la trace du convoi sauvé par Clift. Accueilli par Dru, il reconnaît à son poignet le bracelet confié jadis à sa promise, ce qui ne manque pas de le mettre en colère autant que de le troubler. Une colère qui explosera lors de ses retrouvailles avec Clift lors d'une scène d'anthologie où les deux hommes se battent aux poings, Wayne commençant par insulter Clift en lui disant qu'il ne sera jamais un homme. Là encore, le film dépasse le seul cadre des personnages pour entrer en résonance avec leurs interprètes. La remise en cause de la virilité de Clift par Wayne renvoie à leur propre personnalité, le républicain macho supportant mal de devoir partager l'affiche avec un homosexuel notoire à la sensibilité exacerbée. Qui plus est, Clift avait subi enfant les affres d'un père violent et la rossée qu'il endure de la part de Wayne n'a pas du manquer de réveiller en lui de douloureux souvenirs. Que ce soit Joanne Dru qui vienne stopper net leur tête à tête musclé ne manque pas de sel car la raison personnifiée par une femme détonne volontiers dans cet univers masculin où la violence ne résoud apparemment rien mais demeure le moteur de l'action. Même si le scénario de Borden Chase prévoyait une fin plus dramatique (au passage, John Ireland est gentiment sacrifié sans que la caméra ne précise dans quel état exact, simplement blessé ou bel et bien tué), Hawks choisit de terminer l'histoire sur une note positive. Bien qu'ensanglantés, les visages de Wayne et Clift sourient à la caméra avant que ne soit scellée leur réconciliation à même le sol, sous la forme d'une nouvelle marque à apposer sur le bétail, intégrant les initiales des deux hommes. Du coup, on ne sait trop si c'est la raison faite femme qui évite un drame ou leur bon sens de capitaines d'industrie qui s'aperçoivent qu'en s'unissant ils vont être capables de régner en maîtres absolus sur le commerce bovin... Mais quelle belle leçon de cinéma et quelle interprétation nuancée de Wayne, inattendu héros quasi shakespearien, pas même nommé aux Oscars l'année suivante, la statuette de meilleur acteur revenant à Laurence Olivier pour... Hamlet !

Restauré en HD, il est à redécouvrir en DVD et BR chez Wild Side Vidéo, dans une édition splendide comprenant qui plus est un livre de Philippe Garnier consacré à Hawks « à la conquête du western ». Avec en complément, sur le BR, le film dans sa version longue inédite (133' contre 122' dans la version DVD).

Sébastien Socias