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Par Anonyme, le 10.11.2025
imposteur
Par Anonyme, le 25.10.2025
l'auteur se fait plaisir
Par Anonyme, le 20.08.2025
nombrilisme cinéphile !
Par Anonyme, le 12.08.2025
nombrilisme cinéphile
Par Anonyme, le 12.08.2025
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Date de création : 16.07.2012
Dernière mise à jour :
04.01.2026
220 articles
Avec pour têtes d’affiche William Holden et Ernest Borgnine, The Revengers tourné par Daniel Mann trois ans après The Wild Bunch - le chef d’œuvre de Sam Peckinpah avec le même duo vedette - hérite pour son titre français du même sauvage adjectif, quand bien même il s’agit là d’une toute autre histoire.
William Holden campe ici un fermier dont la famille a été entièrement massacrée par un raid de Comancheros sur ses terres sans qu’il ne puisse rien y faire, à l’instar du Josey Wales de Clint Eastwood. Bien décidé à se venger de ces derniers, il engage alors une bande de forçats qu’il fait élargir pour se constituer une Posse pour le moins hétéroclite, au sein de laquelle on reconnait donc d’emblée son vieux compère Borgnine mais également Woody Strode et plus étonnamment Roger Hanin dénommé Quiberon ainsi que le teuton Reinhard Kolldehoff vu dans Les Damnés de Visconti ainsi que Jorge Luke qui enchaine la même année avec l’excellent Fureur Apache d’Aldrich, tous recrutés sur les conseils de Jorge Martinez de Hoyos qui va faire lui-aussi partie de l’aventure (Hilario dans Les Sept Mercenaires).
Troquant leurs oripeaux contre des tenues de ville guère plus seyantes pour se lancer dans une telle poursuite, ces derniers ne tardent pas à mordre la main qui les a sortis de là en tentant de s’emparer des chevaux et de l’argent d’Holden qui fort heureusement peut alors compter sur le soutien de Woody Strode pour les empêcher de se saisir de ses montures.
Partis dépenser le fruit de leur larcin dans la bourgade la plus proche, les brigands reviennent pour partie - manque encore à l’appel Borgnine - dans un état d’ébriété avancé et les poches vides. Mais Borgnine ne tarde pas à resurgir à son tour, contraint et forcé, avant que tous ne se dirigent vers le Mexique sur les traces du chef des Comancheros, un blanc baptisé Tarp interprété par Warren Vanders.
D’algarades en chevauchée dans la neige, la troupe retrouve Tarp mais ce dernier s’échappe et l’intrigue prend un tour inattendu lorsque Jorge Luke persuadé qu’il pourrait être le fils adultérin de Holden sublime son complexe d’Œdipe en laissant Holden pour mort après lui avoir tiré droit au cœur.
Fort heureusement pour lui, alors que ses affidés le croient passé de vie à trépas, il est secouru et soigné par Susan Hayward dans son dernier rôle à l’écran, avec laquelle se noue une relation particulière pour le moins touchante tant les deux interprètes nous apparaissent pareillement usés à l’image, gloires déclinantes d’un Hollywood révolu où elles furent toutes deux récompensées par un Oscar à quatre ans d’intervalle dans les années 50.
Habile artisan en vogue à Hollywood dans les années 50 et 60 auquel on doit Reviens petite Sheba avec Burt Lancaster, Une femme en enfer déjà avec Susan Hayward, La Rose tatouée derechef avec Lancaster face à Anna Magnani mais aussi La Petite maison de thé avec Brando et Glenn Ford, Daniel Mann (1912-1991) a également donné dans l’espionnage parodique au mitan des années 60 en dirigeant James Coburn dans Notre homme Flint avant de signer en 1971 l’horrifique et probant Willard où l’on retrouve au générique Borgnine, Sondra Locke et Elsa Lanchester.
Ici il se débrouille au mieux avec un scénario un peu fourre-tout qui brasse large les références en comptant sur ses interprètes pour donner un peu de corps à une intrigue qui aurait gagné à être plus resserrée. Et qui fait fi de la loi du talion en se ponctuant par une espèce d’ode à la fraternité non sans sacrifier un des protagonistes principaux lors de l’affrontement final, sans que l’on sache trop du reste si Holden s’en va rejoindre ou pas Susan Hayward à l’issue du générique.
Après le crépusculaire Deux hommes dans l’Ouest de Blake Edwards, Holden signait là ses adieux à un genre dans lequel il aura excellé durant plus de trente ans et qu’il aura su marquer de son empreinte de géant, aussi modeste que convaincant dans chacun de ses rôles.
Pour une solide série B à redécouvrir chez Sidonis ce mois-ci dans une édition BR superbement restaurée et agrémentée d’une présentation de Noël Simsolo, d’un documentaire sur Holden et d’un livret de 24 pages.
Sébastien SOCIAS